Jeanne de Clisson

Jeanne de Clisson

Née en 1300 et décédée en 1359, Jeanne de Clisson, aussi appelée Jeanne de Belleville et la Tigresse de Bretagne, était une corsaire bretonne qui naviguait sur la Manche.

(La photo d’introduction de ce post est le blason de la famille de Clisson.)

Jeanne, issue d’une famille noble française, fut mariée pour la première fois à 12 ans (!), et eut en tout quatre maris et sept enfants. En 1343 son troisième mari, Olivier de Clisson IV, fut jugé pour trahison et autres crimes à l’encontre du Roi de France (dans la guerre de succession de la Bretagne Olivier avait soutenu le prétendant anglais), et décapité. Sa tête fut ensuite exposée à Nantes, en Bretagne, comme signe d’avertissement pour le reste de la population. Alors que Jeanne était au départ loyale à la famille royale française, elle considère cette exécution comme un acte de traîtrise. Pour se venger, elle achète trois bateaux, qu’elle utilise pour faire la guerre de course contre les bateaux français. Elle appelle même un des bateaux “Ma Vengeance”.

Selon Wikipédia : “Un corsaire est une personne autorisée par une lettre de marque à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d’États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s’attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu’ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l’autorisation de leur gouvernement. … Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course ».”

Pendant 13 ans Jeanne s’est battue en mer contre les Français, à qui elle a infligé de sérieuses pertes, tant matérielles qu’en termes de vies humaines. Mais un jour, son navire fit naufrage, et elle s’est réfugiée en Angleterre, où elle s’est mariée une quatrième fois en 1356.

Finalement, fatiguée de cette vie tumultueuse, Jeanne s’est réfugiée à Hennebont, en Bretagne, où elle passa la fin de ses jours.

Jeanne de Clisson